mardi 21 décembre 2010

Ta voix que je connais si bien



Je l’ai cherché partout. J’ai soulevé des piles de romans, j’ai regardé derrière les bibliothèques, j’ai examiné tous les tiroirs et les papiers qui s’y entassent déjà, j’ai rageusement vidé des tonnes de boîtes. Mon thé refroidissait lamentablement. Je n’arrivais pas à passer à autre chose. Il fallait absolument que je retrouve le petit disque à pochette bleue, la compilation CQFD des Inrocks 2002/2003, la première session.
Hiver 2002, je porte essentiellement des jeans retroussés et des marinières. Je ne connaissais pas encore G., bien qu’il semblerait que nous ayons vu Je t’aime, je t’aime d'Alain Resnais dans la même salle un samedi soir.Hiver 2002, je ne cuisine pas souvent sur les deux petites plaques électriques du mini-studio de la rue Nantaise. Des pâtes au thon, du riz sauté (oigons + saucisses chinoises + épinards), parfois une cuisse de poulet rôtie dans un micro four capricieux, souvent des sardines écrasées sur une tartine beurrée ou une banane tranchée dans un bol de céréales. Assez régulièrement, rien d’autre qu’un œuf dur, comme l’étaient les temps à cette époque-là.
Hiver 2002, je suis encore assidûment les cours à la fac de médecine. Cela ne durera pas vraiment.
Hiver 2002, je passe pas mal de temps rue Saint-Melaine avec Noémie, une fille qui étudie la médecine avec moi quand elle n’est pas hôtesse de l’air. Elle m’avait montré une photo d’elle en uniforme avec le petit chapeau ridicule. Je ne l’avais pas reconnue, à cause du maquillage. Sinon, l’été, elle aime tranquillement faire du canoë sur les eaux bretonnes. Elle a des chaussons autrichiens en laine bouillie et un excellent accent anglais. Elle aime ma ratatouille et mes pâtes à la tomate. C’est une lectrice assidue de Paul Auster et David Lodge. On va tout le temps au cinéma, ce qui implique d'y voir parfois n’importe quoi. J’apporte des disques mais il ne faut pas les écouter trop fort, sa colocataire a souvent des migraines. Comme c’est l’année de la sortie du premier album de Vincent Delerm, évidemment elle y a droit de façon intensive. Elle adore Le monologue shakespearien.
Cette année-là, il y a aussi La disparition, Out of season, Le stade de Wimbledon, Millenium Mambo, La famille Tenenbaum et Ivre de femmes et de peinture.
Hiver 2002, je n’ai pas envie de rentrer chez mes parents pour Noël, je me ferai voler le cadeau prévu pour mon père (un recueil de nouvelles chinoises), ma mère m’offrira une théière (encore).
Hiver 2002, les Inrocks* lancent un concours. Vingt-et-une chansons sélectionnées parmi des milliers reçues à la rédaction, qui demande alors aux lecteurs de se prononcer, leur vote comptant pour un tiers dans la désignation de celui qui se verra proposer un maxi cinq titres chez un label. Sur ma mini-chaîne, j’écoute avec concentration les vingt-et-une chansons. Je retiens Innocent blind par Three guys never in (plage 21), End and start again par Syd Matters (plage 9) et Tous pareils par Florent Marchet (plage 4). Pour ce dernier, plus que la chanson en question (qui comporte un chœur féminin assez insupportable), c’est surtout le petit texte qui accompagne sa photo très simple qui m’avait touchée. Il y raconte notamment qu’il fait assez bien les spaghettis aux fruits de mer.
Il se trouve que samedi dernier, j’applaudis le même Florent Marchet dans une toute petite salle de concert rennaise pour son dernier album, absolument de saison puisqu’il s’appelle Courchevel. Le set est assez triste, disons qu’il semble plutôt bon dans cet espace-là, les sentiments entre deux eaux, la mélancolie dont on ne veut pas vraiment se séparer. L’effet est renforcé par le peu d’échanges avec le public lui-même franchement glacial.
A la fin du concert, quelques fans se rassemblent autour de la buvette. Je discute de la suite de la soirée (on mange où ?)** avec G. et ma sœur qui travaille pour/avec Florent Marchet (ça c’est quand même dingue quand je repense à l’article des spaghettis aux fruits de mer). Il surgit alors, vêtu d’une chemise blanche avec une jolie lavallière. Je suis un peu gênée, rien de spécial à lui dire, pas vraiment fan, trop timide pour faire une blague sur des spaghettis… Rien à ajouter en fait. Mais je suis quand même un peu émue quand il m’embrasse pour me saluer, parce que je repense à l’hiver 2002, quand j’avais entendu sa voix pour la première fois.
Vous comprenez pourquoi je voulais absolument retrouver la petite compil (cette année-là, il y avait aussi Peter von Poehl !). Elle était dans le bureau de G., près de quelques BD. J’ai aussi ressorti le numéro des Inrocks associé et je l’ai feuilleté le cœur serré. J’ai senti que le temps était passé, même si je porte encore quelques marinières. Dans les dernières pages, j’avais oublié que comme c’est un numéro entièrement rédigé par les lecteurs, un certain Giacomo avait écrit un poème intitulé Vingt, cent, mille fois Delerm. Un poème pas terrible en soi mais que j’aimais bien quand même parce que je sentais, entre les lignes, que Giacomo aimait Delerm autant que moi, imbibé jusqu’à la moëlle de son univers, de ses mots (et puis la photo qui illustrait l’article était assez chouette).

*Je ne lis plus trop les Inrocks, je n’aime pas du tout leur nouvelle formule, racoleuse et vulgaire. Je préfère feuilleter les vieux numéros et je reste fascinée devant la longueur de certaines interviews, denses et riches (par exemple la rencontre avec Neil Hannon à Florence dans le numéro 53 ). Le problème c’est qu’à chaque nouveau numéro reçu dans la boîte aux lettres (je suis abonnée depuis que le cadeau offert avec l’abonnement avait été un Diana F+ qui, désormais équipé d’une chambre de développement instantané, ne me quitte plus), il y a un article qui me plait : interview de Jason Schwartzman, photo Catherine Deneuve/Delphine Seyrig, texte de Christophe Honoré sur ses jeunes années rennaises…
Quand j’étais ado, je rêvais que l’un de mes courriers soit publié dans la rubrique Ping-Pong, ce qui ne s’est malheureusement jamais produit.

**Question purement défensive et occupationnelle puisque ce soir-là, G. et moi avions deux billets achetés à la dernière minute à un garçon qui avait une parka-moumoute pour les Transmusicales. Le dîner était donc absolument accessoire et se résuma, dans une certaine cohérence avec la soirée, à un maxi kebab-sauce blanche-harissa-sans frites.
C'était sans compter que vers minuit, m'extrayant d'une des salles de concert afin de garder des tympans intacts pour mes vieux jours, alors que je traînais dans le hall principal avec un gobelet de thé à la menthe à la main (l'endroit était magnifique, avec des méduses géantes lumineuses suspendues au plafond noir), je découvre dans la vaste salle de "restaurant" multiples petits stands terriblement alléchants: pizza maison, sandwiches mexicains et libanais, accras, beignets et chaussons fourrés, galette-saucisse (biologique!), hot-dogs, crêpes au chocolat (maison!)
J'avais hâte que G. me rejoigne pour choisir (ses tympans sont plus solides que les miens).

***A la fin du concert, il y avait aussi Olivier Adam, qui attendait Florent Marchet, un ami visiblement. Ca m’a fait bizarre parce qu’il y a une nouvelle d’Olivier Adam que j’adore. Du coup, j’ai eu envie d’aller feuilleter ses autres romans lundi soir. Et en exergue à l’un d’entre eux, il cite Dominique A.

Fais moi revenir au monde
Le toucher sans mettre de gants
Même pour sentir qu’il s’effondre
Même s’il n’y croit plus comme avant
Fais moi retrouver mon ombre
Perdue dans l’ombre qui me tient
Le souvenir du lendemain


A la lecture de ces quelques lignes, en entendant la voix de Dominique A. ressurgir du passé, au milieu des allées de la librairie où les gens s’affairaient hypocritement à trouver des cadeaux de Noël, j’ai eu un peu envie de pleurer. Beaucoup de choses sont parties en miettes cette année, il faudrait que je m’affaire à les réparer.

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51 Comments:

Blogger loukoum°°° said...

Ahhhh le premier commentaire
Du premier billet
Pour moi
...
Je n'en reviens pas...

22 décembre 2010 00:05  
Blogger croukougnouche said...

chère Patoumi, joyeux noël,
t'écouter écrire est un cadeau, n'arrête pas, s'il te plait,

22 décembre 2010 00:21  
Blogger fanny said...

ja sais que je me repete, mais tes mots sont sublimes. ils me prennent la, et me laissent transie. x

22 décembre 2010 02:29  
Anonymous Oviri said...

Voilà un plaisir qui revient, car j'ai été émue de ne plus pouvoir lire l'alibi. je voulais juste mettre un petit mot parce que l'alibi était un petit rayon de soleil lorsque je cherchais du travail (en fait lire un billet était une carotte entre deux lettres de motivation!), depuis tout va mieux... et je peux continuer à te lire!

Merci.

22 décembre 2010 04:15  
Anonymous Anne, cannelle et cacao said...

Chouette, je suis trop heureuse de te (re)lire! Joyeux noël à toi et à tous ceux que tu aimes.

22 décembre 2010 09:22  
Anonymous arrosoir said...

J'y ai cru, l'alibi continuait de s'ouvrir chaque jour avec un de mes lots de blogs journaliers, je me disais on sait jamais, et puis il y avait tellement à relire, possibilité de s'immerger de longues minutes entre les effluves de cuisine et les références cinématographiques et littéraires. Je me sens récompensée et affiche un sourire béat...ce texte est un régal ! Merci ! et joyeuses fêtes à vous.

22 décembre 2010 09:35  
Anonymous Hélène said...

Moi aussi j'allais quand même voir au cas où!Je n'ai pas encore lu le billet, je suis pour le moment juste contente qu'il soit là.. Joyeuses fêtes (re)

22 décembre 2010 09:59  
Anonymous patoumi said...

Merci d'être toujours là!

Loukoum°°°: une première visite de luxe! J'ai autant bondi de joie que quand tu avais laissé ton premier com sur L'alibi.

Croukougnouche: Merci, je vais faire de mon mieux!

Fanny: comme j'admire énormément ce que tu fais (notamment sur Mon petit navire) je suis super émue de te savoir là.

Oviri: j'adore ce genre d'anecdote! Je suis contente de savoir que tout va mieux! Plein de bonnes choses pour les temsp à venir!

Anne: merci! Comme je le disais à Loukoum°°°, j'ai bien aimé le ton de ton billet sur un Noël décalé.

Arrosoir: keep smiling! Très bonnes fêtes à vous aussi!

Hélène: merci pour ton mail qui m'a aidé à finir ce nouveau blog! Joyeuses fêtes à toi aussi!

22 décembre 2010 10:23  
Blogger Le coyote said...

je suis bien contente de pouvoir te lire ici.

22 décembre 2010 10:40  
Anonymous clotilde said...

Ça, c'est la meilleure nouvelle de la journée. Longue vie aux coquelicots !

22 décembre 2010 11:29  
Anonymous VcommeàBloomsbury said...

Voilà une belle surprise pour Noël ou presque ! Merci de ce cadeau que tu nous fais en revenant ici ! Je suis heureuse à la perspective de pouvoir te lire à nouveau .
Ce billet mélancolique traversés par de belles rencontres me rappelle beaucoup de choses et notamment ce No des Inrocks que tu évoques, journal que je n'aime plus ,non plus.
Joyeux Noël Patoumi !

22 décembre 2010 12:44  
Anonymous Marianne said...

Bonjour,
Je n'avais jamais commenté mais toujours apprécié votre plume et la poésie qui s'en dégage. Je me permets donc de vous dire "merci" de votre retour et je vous souhaite de très joyeuses fêtes.

22 décembre 2010 13:25  
Anonymous Anonyme said...

"Poppies in october" un vrai rayon de soleil ! Je suis contente de te lire à nouveau. Joyeuses fêtes ! A bientôt, Claire.

22 décembre 2010 17:07  
Anonymous Deborah said...

Quelle nouvelle formidable ! Et quel joli nom de blog !

22 décembre 2010 18:42  
Anonymous Estelle said...

J'ai trouvé ce blog en jetant un oeil à mes stats... Je te lis et je me dis, mince, quelqu'un a plagié Patoumi, on dirait que c'est elle ! Je suis allée sur ton blog pour voir s'il y avait du copié collé et.. non, c'est bien toi ici, Patoumi :) Je suis bien heureuse de te retrouver ici et j'aime la nouvelle police de ton blog, c'est beaucoup plus lisible, je toruve. Vincent Delerm, c'est un cadeau de départ pour les Etats-Unis, celui que j'écoutais en boucle dans ma chambre d'hôtel de Pennsylvanie, toute perdue que j'étais. Cet album CQFD de 2002, j'ai du le ramener avec moi après mon 1er voyage en France. Je t'embrasse bien fort, patoumi, passe de bonnes fêtes !

22 décembre 2010 19:17  
Anonymous LaureVR said...

Ces derniers temps, sans rien dire, je relisais de vieux articles de l'alibi. Et voilà aujourd'hui un tout frais tout neuf. Quel beau cadeau de Noël tu nous fais!

Un jour, en lisant le courrier des lecteurs de XXI, mon coeur s'est emballé, l'auteur parlait de moi, qui lui avait offert de lire mon XXI dans un train pendant que je dormais. Je n'ai jamais écris au courrier des lecteurs (quoi qu'ici...?), mais je l'ai toujours lu avec attention, sans savoir pourquoi. Maintenant, je sais.

L.


L.

22 décembre 2010 20:08  
Anonymous clémence said...

Découvrir cette petite chronique, par hasard, ah ça me fait un peu quelque chose de spécial... merci pour ça!

22 décembre 2010 20:16  
Anonymous LaureVR said...

pour info, Florent Marchet est passé dans "pas la peine de crier" sur France Culture ce matin. Le podcast est disponible.

L.

22 décembre 2010 20:17  
Blogger avis said...

chère patoumi, je suis ravie de te lire. je connais ces moments de nostalgie ou l'on ne peut s'empêcher de relire de vieux journaux intimes, de regarder de vieilles photos pleines de souvenirs doux amers, de relire un livre aimé, d'écouter un disque qui a compté à un moment de notre vie.
ce sont des moments à la fois agréables et qui pincent le cœur, ou bien c'est peut être parce que nous sommes trop émotives :)
bises
manuela

22 décembre 2010 20:26  
Blogger patoumi said...

Le coyote: c'était une décision difficile et je ne sais pas si je vais m'y tenir mais pour l'instant je suis plutôt contente!

Clotilde: c'est difficile de commencer un blog quand il y en a tant et tant, on verra si les coquelicots tiennent le coup! Merci en tout cas!

V.: c'est drôle, il y a plein plein de filles qui pensent la même chose par rapport aux Inrocks... Bonnes fêtes à toi aussi!

Marianne: c'est moi qui dis merci!

Claire: bonnes fêtes! (et plein de bonnes choses à manger!)

Eosyne: whaouh, je suis flattée de te savoir ici! Merci!

Estelle: tu es l'un des premiers blogs que j'ai lu avec assiduité tu sais. J'adorais ton titre et ton ton! Je suis contente de te savoir toujours là...

Laure: ah, le coup du XXI, précisément le genre d'histoire que j'adore. Vais me pencher de suite sur PLPDC! (et je précise que Florent Marchet a l'air vraiment très sympathique!)

Clémence: à moi aussi ça fait bizarre!

Manuela: c'est exactement ça! Je peux rester des heures à feuilleter des vieux trucs ou à écouter genre tous les disques de Radiohead (que je n'écoute plus) comme avant.

22 décembre 2010 22:01  
Blogger Marie said...

J'aime beaucoup ta nouvelle page, et j'aime toujours ce que tu écris...
Bonnes fêtes !!

22 décembre 2010 22:26  
Anonymous Estelle said...

J'espère que tu continues d'adorer, dis donc !! Je rigole, je rigole mais je me languissais de tes billets, bien contente de te retrouver et au plaisir de lire ton recueil de billets, un de ces jours.

22 décembre 2010 23:01  
Anonymous 7CeQuilFallaitDire said...

Les poppies me font frémir. De peine d'abord. De joie maintenant.

Hiver 2002. Je porte des bagguies sur des baskets improbables. Ma mère m'offre une petite doudoune sans manche beige d'un côté et rouge de l'autre. Je la mets TOUT LE TEMPS (encore maintenant, même si la fermeture éclaire est cassée). J'ai les cheveux très courts. Rouges la plupart du temps et pendant de très courtes périodes (mais allez savoir pourquoi, c'est au court celles-ci que l'on a pris plein de photos photos) blonds - presque blancs. J'essaie de m'extirper d'une relation compliquée avec un cycliste. Y met un terme du jour au lendemain. Le surlendemain, S. m'invite au ski. J'ai planté une voiture (n'ai pas freiné).

Je n'ai aucun magazine de cette époque. Plus de CDs non plus. Pas de films. Ne me souviens d'aucune livre. (Voilà pourquoi il faut que je me remette à écrire un journal). Impossible de me souvenir ce que j'écoutais. Sauf bien sur France Inter. Souvenirs de Portraits sensibles de Kriss, de Jean-Marc Four qui doit encore être correspondant à Londres, des révisions dans la chambre de S. Je le bluffe sur le rapport temps de travail / note obtenue (mais refais quand même un tour en deuxième année. Il y a une justice).

Hiver 2010. Je lis des blogues depuis au moins cinq ans. Je découvre des milliards de références et n'ai qu'une envie, lire Sylvia Plath.

Welcome home P.

22 décembre 2010 23:05  
Blogger Gourmandises Chroniques said...

Je n'ai jamais lu les Inrocks, n'ai jamais écouté Vincent Delerm, ne connais pas Dominique A et encore moins Florent Marchet... je vais finir par croire que je vis dans une grotte :-( Il va falloir que je rectifie le tir ! En tout cas, je te suis très volontiers ici, car ta plume m'enchante tout comme les coquelicots, même si ça doit être en octobre... Très belles fêtes de fin d'année à toi Patoumi :-)

23 décembre 2010 00:07  
Anonymous Anonyme said...

On est vraiment tous pareils : on aime tous te lire, Patoumi ! Welcome back !
Amicalement,
Florent M.

23 décembre 2010 09:45  
Blogger Gracianne said...

Qu'il est joli ce blog, le titre, la police de caractere facon scenario, la simplicite du decor. La nostalgie retrouvee du style. tu me redonnerais presque envie de me mettre a ecrire.
Merci.

23 décembre 2010 10:00  
Blogger patoumi said...

Marie: merci, merci! Bonnes fêtes à toi!

Estelle: of course j'adore toujours! Surtout les petits détails sur ton quotidien (on ne se refait pas^^)

7taitbienaunord?: tu pourras m'envoyer une photo de la doudoune? Moi j'écoutais l'humeur vagabonde sur Inter et j'entends encore Kathleen Evin "Ah Vincent Delerm, mon préféré".
Sinon, évidemment, it was a perfect comment. Merci!

Gourmandises chroniques: oui mais moi, je suis un petit peu un cliché vivant aussi alors... Et puis du coup, ça fait des choses à découvrir! Bonnes fêtes!

Anonyme: j'ai bondi de rire et d'émotion. Quatre hypothèses:
1: c'est VRAIMENT Florent
->le mieux serait qu'on dîne ensemble, avec ma soeur
2: c'est ma soeur
->alors là c'est très embêtant, il faudrait que je crée un blog et qu'elle ne puisse pas me retrouver
3: c'est GC
->ça vaut le coup de se lever tôt
4: c'est VRAIMENT un anonyme
->envoyez-moi votre email que je puisse vous remercier en nature pour mon fou rire

Gracianne: oh oui, écris, écris! (je viens d'avoir une commande de chicken wings + potatoes suite à une lecture de tes billets par G.)

23 décembre 2010 10:50  
Anonymous Grand Chef said...

Vive PatoumiNoël! Bonne nouvelle. Courage. (super bannière)

23 décembre 2010 13:16  
Anonymous loukoum°°° said...

Houhou... Florent M. ou ta sœur en commentaire ici: j'aime beaucoup la tournure de ce nouveau blog ;)

23 décembre 2010 14:11  
Blogger loukoum°°° said...

(manquerait plus que Vincent D. fasse son apparition)

23 décembre 2010 14:17  
Anonymous LaureVR said...

oh, depuis le temps, j'suis certaine que VD lis ses (possessif volontaire) lignes! Impossible d'y échapper!

j'ai aussi bondit en lisant l'anonyme ;-)

et puis suite au commentaire 7cequilfallaitdire, je me suis rappelée l'hiver 2002, j'étais à Sarajevo, il neigeait encore plus qu'aujourd'hui. c'était le début d'une histoire d'amour qui a duré 3 ans (même si je n'aime pas beigbeder). et surtout le début de ma vraie vie à moi, en indépendance totale. merci pour le souvenir :-)

23 décembre 2010 16:29  
Blogger Patrick CdM said...

Bel endroit pour te retrouver!

23 décembre 2010 21:34  
Blogger the_young_dude said...

youpi ! quel bonheur de te lire à nouveau !

23 décembre 2010 22:00  
Anonymous Hélène said...

Ca me touche que mon mail si anodin t'aie aidé! je suis bien contente de t'imaginer sourire en lisant les commentaires en tous cas, et je suis bien contente de pouvoir te lire à nouveau, tu as manqué à des gens. Je ne dirai pas beaucoup, je ne dirais pas plein, mais juste ceux qui sont là et qui sont sincèrement contents, je trouve que ça suffit. Et on s'en fout si c'est redondant, on s'en fout s'il n'y a pas de recette. ça suffit que tu écrives de temps en temps quand tu as envie (c'est quand même ça le plus important!) on est justes contents parce que tu écris et qu'on aime te lire. tout simplement. je t'embrasse =)

23 décembre 2010 22:14  
Blogger patoumi said...

Grand Chef: désormais mon Noël ne pourra pas se passer de pain d'épices. Bonnes fêtes aux Ricoré!

Loukoum°°°: bah non en fait, ce n'était pas Florent Marchet mais une lectrice inspirée et facétieuse! Heureusement que c'était pas ma soeur quand même, là c'était la fin des haricots!

Laure: ah non non, je ne vois pas du tout comment il pourrait avoir connaissance de tout ça!

Patrick: oui, je suis contente, c'est tout à fait la déco que je voulais!

Pia: merci! Je vais aller lire la tonne de billets que j'ai en retard chez Julie et toi!

Hélène: tout simplement. Je n'aurais pas su mieux dire. J'écrirai, même si peu et pour peu de gens. J'aime trop ça! Je t'embrasse aussi!

24 décembre 2010 01:13  
OpenID Eva said...

Heureuse de te lire là, aussi.
Des pensées.
L'autre G.

24 décembre 2010 09:18  
Anonymous Adeline said...

Patoumi, quelle joie de vous retrouver en ce 24 décembre! Un vrai cadeau de Noël inattendu!
Très belles fêtes!

24 décembre 2010 10:56  
Anonymous Anonyme said...

MERCI .... du milieu du salon avec ma famille je découvre poppies... et suis déjà ailleurs dans la jolie bulle patoumiesque
alors des coquelicots, des roses et des poinsettias pour te souhaiter un beau noel!
atlante

25 décembre 2010 18:40  
Blogger fratnat said...

mais, mais... découvrir ce soir que je vais te relire, c'est un dernier et très chouette cadeau de Noël !

25 décembre 2010 22:15  
Blogger L'oeuf qui chante said...

Plaisir de te relire, de te retrouver sous un si joli nom et avec une si jolie bannière, et de lire tes souvenirs qui me forcent à faire marcher ma mémoire... Merci, rien que pour ça !
Je te souhaite un très bon Noël.

25 décembre 2010 22:23  
Blogger Ananim said...

GENIAL !
c'est un beau cadeau de Noel. Contente de vous retrouver

26 décembre 2010 07:45  
Blogger Julia* said...

Hej Patoumi ! Je suis si contente moi aussi de pouvoir te lire à nouveau ici. Je te souhaite de belles fêtes...

26 décembre 2010 13:15  
Blogger patoumi said...

J'écris un autre billet (mais il va bientôt falloir que j'aille faire des blini. Mes parents et ma soeur sont à la maison. Ca fait bizarre)

Eva: c'est drôle, j'ai relu plein de billet d'Envie d'Avril récemment et j'ai repensé à nos mails quotidiens... C'était il y a longtemps!...

Adeline: merci pour votre enthousiasme! Bonnes fêtes à vous!

Atlante: ah, alors je ne suis pas la seule à aller sur l'ordi alors que la famille est là! Ca me rassure!

Fratnat: j'espère que tu as eu plein de chouettes cadeaux!

L'oeuf qui chante: merci, G. a bien travaillé pour la bannière! Bonnes fêtes!

Ananim: ça me touche que cela soit considéré comme un cadeau! Merci!

Julia*: et moi je suis contente de voir la Suède en hiver par procuration, merci! Belles fêtes à toi aussi!

26 décembre 2010 20:31  
Anonymous Marjane said...

Comme je suis heureuse de te lire à nouveau, je n'ai jamais laissé de commentaire sur l'alibi, je ne trouvais rien d'assez bien à écrire, mais je me force parce que c'est un vrai cadeau et une grande joie pour moi que ces lignes, alors simplement MERCI!

28 décembre 2010 18:40  
Blogger Cecile said...

Comme d'habitude, j'arrive après la bataille, mais je ne suis que plus heureuse de cette belle surprise.
C'est bon de te lire.
Je t'embrasse, j'espère que tu me pardonneras mon silence.

28 décembre 2010 20:58  
Blogger (les chéchés) said...

Inespéré... et pourtant.
Merci pour ton retour, juste.
Et très belles fêtes à toi!

31 décembre 2010 13:24  
Blogger Clem said...

ouééé, ce n'est donc pas fini! contente de pouvoir vous lire à nouveau.
Je me souviens de ce numéro des inrocks, et de la chanson de Florent Marchet. J'avais d'ailleurs voté pour lui. Nostalgie pour moi aussi de cette époque des possibles...

11 janvier 2011 22:28  
Blogger patoumi said...

Marjane (super prénom!): merci à toi, de continuer à lire!

Cécile: le pardon, c'est un peu fort comme mot! Ne t'inquiète pas...

Les chéchés: merci pour cette attention, juste.

Clem: rhaa, trop contente de savoir qu'on était sur la même longueur d'onde!

20 janvier 2011 00:53  
Anonymous limonade said...

Bon, on se rencontre quand, dis ?
Je n'ai lu que ce billet ce soir, un par soir comme récompense je me suis dis.
Mais. Je. Enfin, tu vois. Surtout que je comprends qu'ailleurs tu étais "ailleurs", il me reste tant à lire alors, ça fout le vertige...

5 octobre 2012 01:04  
Anonymous patoumi said...

Limonade: pendant l'été, j'ai dévoré un livre qui s'appelait "Polaroïd Girl"...

5 octobre 2012 17:26  
Anonymous limonade said...

Je me relis, je me suis trompée, je voulais dire italique je comprends qu'AVANT tu étais "ailleurs" fermez l'italique. Sourire de voir ta réponse, sourire de croire comprendre que.. Je voudrais vivre dans la photo au-dessus là, du thé, du muesli, de la musique. Du doux du doux du doux. Je suis contente d'avoir ton mail, là, dans télégrammes. Je vais lire mon billet du soir.

5 octobre 2012 21:43  

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