dimanche 17 mars 2013

Si nos aurores ne sont que des aurores


Comme on nous parle
Elle avait lancé un appel sur les réseaux sociaux: elle annonçait un passage prochain en Bretagne et compilait dans cette perpectives les adresses des meilleurs producteurs locaux ainsi que des lieux rigoureux où se restaurer. 
Elle n'est pas novice en la matière, elle a écrit plusieurs livres de recettes, charmants et fiables, agrémentés de petits dessins car elle a plus d'une corde à son arc. Il lui arrive aussi de cuisiner à la télévision, elle a même tenu un restaurant, dans un endroit gardé secret et pour un nombre extrêmement réduit de convives. J'aimais sa spontanéité qui transcende à la faveur d'un petit geste inspiré ou d'une petite invention, nombre de plats tristes, roboratifs, et éventuellement écrasés par des décennies de mise en conserve opérée par une industrie agro-alimentaire négligente.
J'ai hésité un petit moment avant de lui écrire, retenue par une timidité à la hauteur de l'admiration peu nuancée que je lui portais, puis j'ai découvert qu'elle aimait aller déjeuner Chez Pilou à Biarritz, c'était bon signe et 
je me décidai bientôt à lui envoyer un petit mot qui se transforma rapidement en un long message prolixe recensant toutes mes adresses préférées, tous ces lieux qui me nourrissent. 
Je fis une description exhaustive du marché, évoquant le producteur de cheddar local qui aligne dans sa petite vitrine du cheddar fumé, aux algues, aux orties, les volailles de Paul Renault, le lait et la crème de Roland Lécrivain, son riz au four qui fait accourir les mamies à caddy, les confitures de Coralie avec toutes les nuances qu'elle propose, les figues blanches et les figues violettes, la dizaine de variétés de fraises, les mûres sauvages de Quiberon et les vacances à la Jacques Tati que j'y associe. Je parlais évidemment des légumes des Bocel, sortis de terre la veille, ceux d'Annie Bertin, mal rangés sur son stand d'une humble discrétion, ceux qui viennent de l'île de Batz, nourris à l'air marin, et puis le charcutier aux saucisses excellentes, à la châtaigne en saison, et aussi le grand monsieur qui fabrique du chocolat biologique et propose des cookies sarrasin-chocolat que je grignote parfois sur le chemin du retour. J'avais juste omis de lui parler du producteur de pommes, jamais avare en conseils, et des poissonniers à l'écart des grands étals, dont les poissons ont toujours l'oeil brillant et le ventre ferme. Tous ces endroits familiers, mon rituel du samedi matin, ces visages auxquels je pense quand je me mets à cuisiner avec chaque fois la conscience que la fraîcheur inouïe des carottes et des salades, le croquant et le parfum des pommes, les chairs fermes et nacrées des poissons, l'onctuosité du beurre et de la crème, le goût de noisette du coucou de Rennes rôti lentement, tout cela a le prix de l'effort de ces hommes et de ces femmes, chaque jour et toute une vie durant. Mon message parlait donc d'eux et de mes autres adresses rennaises de prédilection, Cozic et son pain au sarrasin, le Tire-Bouchon et son comptoir d'habitués, les fromages Bordier, les chocolats de Madame Durand, vous commencez à me connaître. Je glissais quelques mots sur Jean-Marie Baudic et son Youpala Bistrot, Tanpopo à Saint Malo, le Finistère et ses merveilleux fruits de mer puis je saluais poliment.
La réponse arriva quelques heures plus tard, pleine d'enthousiasme. Si j'étais toujours à Rennes (!), elle me proposait de lui faire découvrir le marché le samedi suivant. J'ai d'abord pensé Non, non, j'avais trop peur de ne pas être à la hauteur, peur aussi que mes élans et mes goûts se nourrissent d'un rapport vraiment trop personnel au produit pour être objectifs (c'est un mot glissé par le poissonnier sur mon achat de la semaine précédente, c'est une bouchée de rocher-coco offerte par le monsieur des chocolats, c'est l'un des frères Bocel qui m'aide à chaque fois à ranger proprement mes légumes dans mon cabas, c'est un regard ou une attention, qui au-delà de la fidélisation, donne aussi un goût particulier à ce qui sera mangé), j'ai quand même fini par dire oui, avec une impatience certaine.
Nous avions rendez-vous à 9h, j'avais proposé d'appeler une fois qu'elle serait dans ma rue, parce que j'habite à cinq minutes du marché. Je serais descendue et lui aurais désigné mes fenêtres J'habite là.
La veille, elle m'a envoyé un message, En fait, je serai là à 9h30.
Le jour-même, j'étais en train d'enfiler une veste doublure à pois et allure étriquée, quand je reçus un nouveau message Finalement, ce sera plutôt 10h30. Décidément, il fallait être à disposition. Comme j'étais prête et que nos appétits aiguisés par le weekend débutant rêvaient de poisson très frais destinés à être mangés crus et à la vapeur, avec plein de gingembre et de ciboule, je décidai d'aller nous ravitailler, pensant aussi qu'il serait plus confortable de faire visiter le marché sans mes deux grands cabas habituels. Je revins vers 10h15, avec un gros bouquet d'anémones blanches au milieu des victuailles.
Je venais à peine de glisser le bouquet dans une carafe quand je reçus un nouveau message Je suis arrivée au marché, appelle moi quand tu seras là. J'ai rangé le poisson et le fromage au réfrigérateur, j'ai laissé les légumes et les pommes en vrac dans la cuisine, j'ai échangé la veste contre un manteau bleu marine, j'ai noué une grande écharpe rose et j'ai dit à W. J'y vais.
Je me sentais un peu bizarre.
Entre deux camions de galette-saucisse, je l'ai appelée comme convenu. Elle n'a pas répondu. J'ai évidemment pensé Je crois qu'en fait elle ne veut pas me voir. Résignée, je me suis attardée parmi les étals, je ressentais une sorte de fatigue sourde, un discret vertige, une déception et un soulagement à la fois. Je me décidai à rentrer quant au détour d'un petit stand de fromages de chèvre où il m'arrive d'en acheter au printemps un très frais et crémeux, délicieux sur du pain grillé, je la croisai soudain, tresse sur le côté, rose aux joues et duffle-coat. Nous nous sommes embrassées et elle m'a présenté son accompagnatrice. Elle avait les bras chargés de paquets en papier kraft, ce sont les infusions que vend la petite dame là-bas. Je hochais la tête, mon vertige ne cessait pas vraiment et, quand je voulus lui répondre en anglais, les mots se bousculèrent en désordre entre mes lèvres intimidées. Elle enchaîna tout de suite en français et je ravalai immédiatement ma honte en silence.
Elle m'expliqua qu'elle écrivait un livre sur la cuisine des régions, elle voulait donc savoir quels étaient les meilleurs producteurs et serait heureuse de savoir où je me fournissais. Je décidai de ne pas me laisser troubler et commençai par désigner les fromages de chèvre, juste à côté. Elle n'a pas trop regardé. Tout près, il y avait les beaux produits laitiers de Roland Lécrivain, je les lui montrai en expliquant leurs délicieuses vertus. Elle se tut. J'ai eu chaud aux mains, je retirai mes mitaines. J'ai montré les volailles de Paul Renault, elle regardait les yaourts aromatisés du stand voisin, mais n'a pas posé de questions. Je n'ai pas osé lui montré les jolis pots de confitures. Nous avons avancé dans l'allée, j'ai murmuré quelque chose sur le producteur de cheddar, elle y jeta un oeil silencieux. J'avais un peu envie de partir, ma question se déplaça Où serez-vous ce soir? -Nous dormons dans un château, ils nous invitent et en échange, j'écris un article sur eux dans mon livre. Elle fit une petite moue.
J'ai désigné un producteur de cidre local, exigent et rigoureux. Elle n'a pas regardé et a dit J'ai goûté un cidre à la châtaigne, délicieux. Je n'avais pour ma part rien d'autre à proposer qu'un cidre nature, juste aux pommes. Je n'ai plus rien osé montrer, les légumes des Bocel me parurent tout tristes, l'étal du charcutier la laissa de marbre, elle ne goûta pas aux gâteaux que le monsieur des chocolats offrait aux passants.
Leurs voix se firent enthousiastes quand elles reconnurent en choeur un tourteau fromager C'est trop bon ça! Est-ce que tu sais où l'on peut trouver un moule pour en faire cuire? Je n'en savais rien, elles furent déçues, je dis alors timidement que ce n'était pas une spécialité bretonne mais poitevine. Elles restèrent déçues.
En remontant les allées, elles ont demandé Que fais-tu comme métier? J'ai dit Je suis psychiatre pour les enfants. Elles plissèrent des yeux. Oui, c'était un métier sérieux et devant leurs mines, j'en étais presque désolée tout en m'en voulant très fort de l'être. Arrivée devant les fleuristes, elle a dit que c'était un beau marché, qu'à Paris il y avait surtout des revendeurs alors qu'ici, à la campagne, c'était bien d'avoir tous ces producteurs. L'inconvénient c'était quand même tous ces champs de choux qu'on croisait un peu partout, est-ce que je ne trouvais pas, moi aussi, que ça empuantissait l'atmosphère? Devant les premières tulipes blanches de la saison, je fis un sourire crispé.
Il fallait marcher un peu avant d'arriver aux halles, elle posa des questions Alors, depuis combien de temps tu écris ton blog de cuisine? Alors, tu aimes cuisiner? Je fis des réponses brèves qu'elle n'écouta pas vraiment. Elle demanda où trouver un bon kouign amann, j'évoquai ceux du Finistère, elle ne voyait pas de quoi je parlais et puis finalement, c'état trop loin, elle avait déjà beaucoup conduit les jours derniers, elle était fatiguée.
En silence, nous avons croisé des piles de craquelins, de l'agneau des prés salés, des timbales de fruits de mer, une marmite fumante de soupe de poissons et la vitrine kitsch d'un traiteur. Elle a photographié des sphères plastifiées qui contenaient des amuses-bouches et des fausses boîtes de sardines avec des rillettes de poisson dedans.
J'ai demandé si elle connaissait le kig ha farz. Oui, on leur en avait parlé, à Vannes ou Dinan, où elles avaient passé quelques jours. Qu'est-ce que c'est déjà? J'expliquai, je racontai le pain de sarrasin, cuit dans le bouillon, bien enfermé dans son petit oreiller en toile. Elle a dit ah oui, un peu comme un pot au feu… Mais je ne peux pas inclure cette recette dans mon livre parce qu'il y a déjà une recette de poule au pot et ça ressemble quand même, sur le principe. J'avais vraiment l'impression de l'ennuyer, avec mes histoires.
Elle voulait feuilleter des livres de cuisine bretonne, elle voulait une librairie culinaire. Je l'ai emmenée à La page gourmande, où j'ai constaté avec soulagement que les produits d'épicerie étaient enfin placés à l'arrière-boutique, laissant ainsi la place aux livres, ce qui me paraissait être la moindre des choses, pour une librairie. Elle a sorti plusieurs ouvrages des présentoirs, elle connaissait beaucoup de leurs auteurs, elle disait à son amie Oh là là, il a l'air fatigué sur la couverture ou Tiens, c'est le livre de M., mmmmm. Elle n'a pas trop regardé ce que je lui montrais, ça ne m'étonnait plus vraiment, je me suis plongée dans un beau livre de Bruno Verjus et j'ai attendu qu'elle fasse son choix.
Après, il n'y avait qu'un petit pont à traverser pour aller chez Madame Durand, j'ai pensé que les chocolats de la série Bretagne, aux algues ou au chouchen, aux brisures de crêpes dentelles et au miel de sarrasin, pourraient l'intéresser. Elle en prit une boîte, fit des photographies de la boutique, questionna la vendeuse sur les caramels au beurre salé.
En sortant, nous avons croisé un magasin d'ustensiles de cuisine Tu crois qu'il y a des moules à tourteau fromager? ont-elles demandé. J'ai dit J'en doute… Elles constatèrent avec dépit qu'il n'y en avait pas.
Elle voulait un endroit pour déjeuner, quelque chose de local, de saison, du marché, de traditionnel aussi. Surtout pas une crêperie! J'étais un peu embêtée parce que les endroits les plus appétissants sont fermés le samedi midi et je le leur dis, en m'excusant. Oui, elles avaient téléphoné aux adresses du Fooding et c'est ce qu'on leur avait répondu. Tu es vraiment sûre, près du marché il y a forcément un petit bistrot…?
Je n'avais pas d'autre idée que de leur suggérer d'aller au Miam, espérant qu'elles aimeraient leurs salades rutilantes et colorées, le jambon à l'os qui fait des merveilleux sandwiches, les petits cakes au potimarron… Je ne saurais jamais ce qu'elles en auront pensé car nous nous y sommes quittées. Elle m'a embrassée, a dit au revoir.
En repartant chez moi, là où m'attendaient W., le grand bouquet d'anémones blanches et un somptueux petit-déjeuner tardif, je repensais à la matinée écoulée, ce discret vertige persistant, cette expérience étrange que fut celle d'une rencontre avec Rachel Khoo.


Car le temps de l'amour
C'est long et c'est court
Ça dure toujours
On s'en souvient
A La Régalade de l'avenue Jean Moulin, un soir d'hiver marinière en tricot fin sous cardigan vert. La serveuse avait dit en nous voyant arriver Tiens, ça fait longtemps qu'on ne vous a pas vus. La dernière fois, je me souviens, vous étiez assis là. Elle désigne la banquette, avec la vue sur les bocaux de cornichons. Le dîner s'étire avec langueur, la salle se vide, Bruno Doucet passe par là, nous en sommes aux madeleines mais les serveurs déposent sur chaque table des soufflés tout chauds et tremblotants, comme des nuages qui dépasseraient d'un grand ramequin blanc. Il nous en reste. Bon appétit! Toute résistance fut inutile.
Au BAL café, déjeuner dominical, col claudine à pois sur pull rayé et entreprise de séduction par une stratégie discutable à nos côtés: un garçon en pantalon velours côtelé rouge et Sebago aux pieds cherche à convaincre une jeune fille blonde à l'air détaché qu'il a un appareil argentique très cher, que ses amis sont très beaux, que le poste qu'il occupe est très important, que son prochain voyage sera grandiose. Pour l'instant, elle picore quelques miettes de muffin aux framboises, il lui a commandé sans lui demander son avis une tourte au poulet. Pendant ce temps, nous parlons des toits roses de Baku et je reste saisie par la texture onctueuse des scones tièdes, le dessin des oeufs frits, le parfum du bacon grillé et le geste du garçon au comptoir qui verse de l'eau chaude sur la cafetière Chemex qui nous est destinée (j'en ai une aussi, cela fait un très beau vase).
Au Tire-Bouchon, dîner hebdomadaire, petite table près de la fenêtre, pull à mailles lâches sur robe à fleurs. Presque plus personne dans la salle, les desserts sont desservis, les verres sont empilés sur les grands plateaux, Marianne a nettoyé le fourneau, D. remarque les nouvelles chaussures de W., nous parlons ensemble viennoiseries et il est plus précisément question de la brioche feuilletée de chez Cozic (ainsi que de l'approvisionnement en croissants le dimanche matin - le jour maudit de la fermeture de Cozic). Marianne la savoure avec du beurre et de la marmelade d'orange, D. avec juste de la confiture, je l'aime avec du beurre et de la confiture de mûres si je bois un thé mais avec un chocolat chaud, la brioche en elle-même se suffit. J'allonge mes jambes sous la table. Marianne a dit Alors, qu'est-ce que vous avez prévu pour les vacances? Je ne savais pas encore que je serais rattrapée par l'imprévisible.

C'est la vie, dit Chick.
Non, répondit Colin.
Sur le divan de l'analyste, en regardant le ciel bleu dur se délaver sous l'effet de longs nuages, j'articule d'une voix étranglée Mon père est très malade, je ne sais pas s'il va s'en sortir.
Sans prévenir, à la lisière d'un printemps guetté avec impatience, le quotidien devint rythmé par les visites à l'hôpital, les discussions médicales, l'attente, le doute, la colère, l'épuisement, une increvable fatigue et des réveils matinaux cauchemardesques.
L'appétit prit une sérieuse tangente. Pour le déjeuner, avant de partir à l'hôpital voir mon père, ma mère faisait de tout petits sandwiches que nous mâchonnions mécaniquement, assises en tailleur sur la couette, chacune prêtant une oreille faussement attentive à l'émission radiophonique de passage. Je préparais de grandes tasses de thé que j'apportais sur un plateau vacillant et je prévenais Attention, c'est chaud. La dernière gorgée de thé avalée signifiait Il est l'heure d'y aller et elle me nouait l'estomac en plusieurs endroits. L'odeur acide et moisie des couloirs d'hôpital me fait mal et mêle dans mon cerveau abasourdi le souvenir peu amène des études de médecine, leur cortège d'humiliations et d'histoires tristes.
Je quittais parfois l'hôpital un peu avant ma mère, je rentrais à pieds, je dévalais les rues à toute berzingue, je ravalais ma tristesse et ma rage à chaque pas, j'empruntais des chemins détournés qui durent plus longtemps, j'avais peur du silence de l'appartement. Etrangement dans ces moments-là, ces retours solitaires et affolés, j'étais soudainement assaillie par la faim. Je rêvais alors de nourritures saugrenues, j'envisageais de me préparer des spaghettis bolognaise à cinq heures de l'après-midi, je me contentais d'un pain au chocolat dévoré avec un désespoir goulu.
J'ai porté tous les jours à peu près les mêmes habits et ça m'était égal. Je serrais les dents et les paupières. J'apercevais parfois ma mère, allongée et les yeux grand ouverts sur le plafond blanc. J'avalais ma salive, remettais de l'eau à chauffer pour le thé. Je ne m'apercevais même pas que la bouilloire japonaise sifflait déjà. Puis les tasses refroidissaient, ma mère s'était endormie.
Au fil des jours, elle tenta d'apprivoiser son chagrin, elle marchait beaucoup à travers la ville qu'elle découvrait timidement. Le bon goût restait sa boussole et elle voulait savoir où trouver du bon pain, des bons fruits, du poisson frais, une large gamme de laine et des tissus pour faire des pulls et des torchons, en attendant. Elle choisissait les meilleurs fruits secs pour mon père, nous achetait des chocolats, remplissait le réfrigérateur de yaourts. Elle m'observait avec curiosité préparer du porc au caramel (ah tiens, tu fais comme ça a-t-elle dit en me voyant glisser la cocotte en fonte au four), une barbue rôtie, de la purée de pommes de terre. Mais une fois à table, elle mangeait toujours très peu, des portions de poupée, sauf au petit-déjeuner, lors duquel je me réjouissais de la voir avaler deux grandes tartines, deux tasses de thé.
Maintenant il y a l'attente, le gouffre béant du doute et les pires perspectives qui dessinent un continent si noir qu'on n'ose plus trop fermer les yeux. Alors, dans le silence de la nuit, à l'écoute de son propre souffle inquiet, on attend l'aurore dont les premières lueurs sont parfois tout à fait inquiétantes. 

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49 Comments:

Anonymous Florence said...

Chère Patoumi,

je suis tellement désolée que vous soyez déjà confrontée à cette chose si dure qu'est la maladie d'un de ses parents. Dans ces moments là il n'y a que l'amour sur lequel s'appuyer, celui que l'on porte aux autres, et celui qu'ils vous portent.
Dans ce contexte l'épisode Rachel Khoo paraît dérisoire, plein d'une drôlerie douce amère.
Grosses grosses bises et courage.

17 mars 2013 14:22  
Anonymous Poppilita said...

Patoumi,

Je suis desolee d'apprendre que tu traverses une periode si difficile. Heureusement qu'il y a W. et ta maman. Ils sauront t'entourer et tu sauras la soutenir.
Je prie pour vous.
Courage.

17 mars 2013 15:24  
Anonymous Chrystel said...

Chère Patoumi,
Tes mots me touchent, ta façon si particulière d'associer descriptions et sensations, expériences insolites et intimes me plaît beaucoup, me parle beaucoup. Je suis bien désolée d'apprendre que tu traverses une période si difficile, j'espère que tu es bien entourée. Je t'envoie plein de belles ondes...
Ravie de te lire malgré tout.

17 mars 2013 16:06  
Anonymous Chrystel said...

Pardon, je viens de m'apercevoir que j'ai repris sans le faire exprès, exactement la même phrase que Poppilita du commentaire précédent..

17 mars 2013 16:09  
Anonymous Anonyme said...

Je suis indignée (mais pas du tout surprise) par la première partie de ton billet et je suis complètement abasourdie par la dernière. Tout cela est profondément injuste. Courage Patoumi. Julia

17 mars 2013 19:04  
Anonymous Marie said...

Le partage des adresses délicieuses. Dernièrement, je me suis sentie "volée", une adresse qui m'est chère, de la colère. Et puis, j'ai pensé, il y a ces mots échangés entre habitués, qui ne regardent que moi, un rapport à cet endroit qui m'appartient. Osciller entre l'envie de partager ces lieux secrets et les garder pour soi. Des pensées douces, aussi...

17 mars 2013 21:17  
Anonymous Akabé said...

Merci de partager cela avec nous... Il n'y a pas grand chose à dire dans ces moments-là... Une pensée très douce pour vous tous, et du courage...

18 mars 2013 09:01  
Anonymous Marjane said...

Je suis sincèrement et profondément désolée pour ton papa, j'espère de tout coeur qu'il va aller mieux, je conais cette angoisse et cette douleur, j'espère qu'elles s'apaiseront bientôt.
Douce pensée pour toi et ta famille.
Quant à Rachel Khoo pfffiou quelle déception!

18 mars 2013 09:47  
Anonymous Anonyme said...

J'ai des larmes aux yeux à vous lire, Que dire? toutes mes pensées pour vous tous, courage, et l amour toujours
clem
est ce que ton intertitre est un signe de ton intérêt pour une adaptation ciné?

18 mars 2013 12:44  
Blogger Le coyote said...

Je suis souvent troublée par des parallèles entre nos vies, et de pouvoir lire sous ta (votre ?) plume des choses qui me sont toutes proches.
On peut rendre précieux des moments aussi pénibles, mais je n'ai pas (encore) réussi à rendre les nuits moins inquiétantes.

18 mars 2013 12:46  
Anonymous maja sous influences said...

chère Patoumi,
je vous lis toujours avec bonheur mais ne commente pas...mais aujourd'hui , j'ai juste envie de laisser un petit mot de réconfort ici, réconfort bien dérisoire, je le sais bien car je viens de traverser la même chose avec ma mère...comme me l'avait écrit un joli papillon mexicain sur mon blog, entourez-vous d'une écharpe d'amour, d'amitié et de douceurs ( culinaires ou autres )
et pour cet épisode avec la miss Khoo, quelle déception en effet mais merci de nous le faire partager et cela ne fait que me dire que l’authenticité est ailleurs. ici par exemple .
douces pensées envers vous tous

18 mars 2013 12:52  
Anonymous Anonyme said...

Ce billet m'a émue, je ne peux présumer de l'adéquation entre tes ressentis et tes écrits mais ta plume tisse l'âme de ton texte avec beaucoup de délicatesse et de sensibilité. Je te souhaite force et courage, aussi.
Ayla.

18 mars 2013 13:53  
Blogger Cécile said...

Je trouve les propos de Florence très justes, je ne rajouterai qu'une chose: plein de courage et de force à vous tous pour vous accompagner dans ces moments difficiles!

18 mars 2013 15:25  
Anonymous patoumi said...

J'attends, j'attends de savoir si le printemps sera souriant... En attendant, quand je rentre de l'hôpital, ça fait du bien de lire vos mots doux. Merci encore.

Florence: j'étais très lasse après l'épisode Rachel Khoo, même pas en colère ni rien, juste déçue d'avoir consacré du temps à quelqu'un qui n'en voulait pas vraiment.
Mais j'ai appris, oui, très vite après, que c'était effectivement vraiment dérisoire. Merci de m'écrire, ici ou là, et d'être là.

Poppilita: merci, je vis quelque chose d'inédit qui me dépasse complètement...

Chrystel: oh non, il ne faut pas dire pardon pour ce genre de chose-là!
C'est vrai que la présence de W., qui est super et sure grave, est importante comme tout.

Julia: merci Julia, pour tous les mots justes que tu as su trouver! Plein de bonnes choses à toi aussi!

Marie: oui, le rapport personnel aux lieux chéris ne peut être ressenti par personne d'autre que toi.

Akabe: j'avais envie d'écrire mais je en savais pas trop comment dire tout cela, comment l'angoisse, une angoisse jusque là jamais ressentie, est venue faire irruption dans ma vie pleine de futilités (mais que j'aime aussi!) Merci pour vos pensées...

Marjane: je suis désolée que tu connaisses aussi cette angoisse et cette douleur :(
Pour Rachel Khoo... je finis pas trouver ça un peu triste pour elle!

Clem: l'amour toujours, j'aime bien, merci!
En fait, ces deux phrases font partie des nombreuses que j'avais recopiées quand j'avais lu "L'écume des jours" vers quatorze ans. J'adore ce roman et j'aime bien Gondry aussi mais je suis un peu navrée par le casting et le fait qu'au début du livre, Boris Vian décrit Colin avec des cheveux raides, couleur confiture d'abricot, pas tout à fait Romain Duris donc! Je n'arrive pas à mettre la main sur une adaptation de 1968 par Charles Belmont.

Le coyote: oui, j'en ai trop marre des nuits agitées :(

Maja: je tâche de faire plusieurs tours d'écharpe...!

Ayla: merci beaucoup!

Cécile: oui, Florence a vu juste! J'espère que ce moment difficile aura une fin heureuse!

18 mars 2013 19:40  
Anonymous Riane said...

Je t'ai lu entre midi et deux, avec un thé et de la mousse au chocolat mais je n'ai rien pu écrire. Trop submergée par l'émotion. Pas sur les tristesses qui te touchent dans ta famille -car par chance elles ne me parlent pas- même si je connais un peu la douleur de l'absence. je te soutiens, donc. Mais sur la douleur des rencontres qui décoivent. Des choses à côté desquelles on passe.
Il n'empêche que si tu viens sur Paris un jour, j'adorerais te rencontrer. Vraiment. Et je ferais tout pour que cette rencontre ne passe pas à côté de ce qu'elle peut être...
(Et encore merci pour ces jolis mots)

18 mars 2013 21:10  
Anonymous Anonyme said...

"Associer descriptions et sensations" c'est tout à fait cela Chrystel. Quelque chose d'un peu proustien.

Pour le reste que dire ? Une pensée, les yeux fermés.

Catherine

19 mars 2013 09:58  
Anonymous Adibou said...

Chère Patoumi, s'il est difficile d'écrire des mots de réconfort à quelqu'un qu'on ne connaît qu'au travers d'un prisme, je me permets néanmoins de vous envoyer des pensées en cette période difficile.
Du fond du coeur, courage!

19 mars 2013 22:31  
Blogger croukougnouche said...

Chère Patoumi,
je t'envoie quelques pensées qui seront certes illusoires , mais pleines de cette douceur qui m'envahit à chaque lecture de tes pages..

19 mars 2013 22:34  
Blogger Estelle said...

D'abord, une phrase de Flaubert : "Il ne faut pas toucher aux idoles : la dorure nous en reste aux doigts."

20 mars 2013 03:18  
Blogger Estelle said...

Ensuite, un tres tres gros hug. C'est tellement difficile de prendre conscience que les visites a l'hopital s'inscrivent brusquement dans une routine. Mes circonstances avaient ete bien differentes mais je ne me souviens que trop bien de la naissance prematuree de ma fille il y a 6 ans et de ses 4 semaines en neonat. Apres quelques jours, j'avais pris le pas des visites a l'hopital, je commencais a connaitre les infirmieres, j'avais pris de nouvelles habitudes, comme le brossage des mais a l'eau avant d'aller voir mon bebe. J'ai vecu des moments tres difficiles pendant ces 4 semaines et j'ai essaye de tenir le coup en m'accrochant a un petit morceau de quotidien en-dehors du monde medical, une librairie independante gigantesque pas loin de l'hopital ou on trouvait des livres et des magazines etrangers, des peluches pour les enfants et plein de livres de cuisine. J'y passais 30 min/jour environ, pendant que les infirmieres se pssaient le relai entre les gardes. Je trouvais cette banalite tellement rassurante, cela me rappelait qu'il y avait une vie en-dehors des murs steriles de l'hopital. Je te souhaite a ton tour un peu de douce banalite pour t'accompagner dans ces difficiles moments. Bien des bises, chere Patoumi.

20 mars 2013 04:02  
Anonymous Delphine said...

Bonjour Patoumi,

Moi non plus je n'ai encore jamais laissé de commentaires alors que te lis depuis longtemps, et j'apprécie toujours autant de te lire, même si cette fois ci j'aurais préféré que tu n'aies pas à raconter la deuxième partie...alors ca paraît dérisoire car on ne se connaît pas, mais tout de même, je te souhaite beaucoup de courage dans cette épreuve ô combien difficile, et je pense à toi...
Courage

Delphine

20 mars 2013 12:26  
Anonymous Anonyme said...

je m'inquiétais de votre long silence sur ce blog et j'avais raison, votre vie a été bouleversée.
je comprends tellement votre peine car malheureusement j'ai aussi connu ces moments de vie si douloureux.
c'est le moment de lui dire combien vous l'aimez, c'est cela qui aujourd'hui me réconforte quand je pense à ma mère disparue.
amicalement.

20 mars 2013 13:40  
Anonymous Anonyme said...

Bonjour Patoumi,
J'ai découvert il y a quelques temps votre blog qui m'a apporté à un moment de ma vie une bouffée d'oxygène avec votre lecture de la vie, de ce qui vous entoure bref un témoignage tout personnel, lorsque j'ai accompagné ma meilleure amie dans sa maladie...alors j'avais envie de vous témoigner aujourd'hui toute ma sympathie durant ces difficiles moments où le sommeil devient rare, où tout devient un peu mécanique mais les liens avec l'essentiel deviennent plus intenses et chaque jour peut être regardé, scrupté avec une nouvelle émotion qu'il faut alors apprendre à gérer...je vous embrasse bien fort et si je peux me permettre carpe diem...
J'oubliais! Une dédicace spéciale à W...moi c'est Y qui m'a soutenue dans cette épreuve de la vie et qui continue encore lorsque je suis submergée...ce sont de belles preuves d'amour...Plein de belles choses à vous deux...
CRI

21 mars 2013 08:48  
Blogger La Rimule said...

Je suis hyper déçue de l'attitude de Rachel Khoo ! Moi qui adorais son look, sa cuisine, sa façon drôle de parler, son côté "titi parisien" version anglaise ! Quelle déception ! Encore une star from Paris qui croit que Rennes c'est "la campagne". Je déteste ! Et malheureusement elle n'est pas la seule dans ce milieu... Je ne parlerai plus jamais d'elle sur mon blog ! Tu as dû être bien déçue, non ?

21 mars 2013 15:19  
Anonymous les chéchés said...

patoumi, je pense très fort à toi...

21 mars 2013 19:36  
Blogger patoumi said...

Riane: je ne m'attendais pas à une entente fulgurante avec Rachel Khoo mais de là à ce qu'elle soit aussi condescendante... Ce n'est pas très grave finalement, et ça ne m'a contrariée que le temps d'avoir envie d'écrire un billet (ce paragraphe a été rédigé il y a plusieurs semaines déjà)

Catherine: je suis émue par votre regard qui se ferme sur une pensée, merci.

Adibou: merci d'avoir pris le temps d'écrire ce petit mot!

Croukougnouche: merci pour la fidélité sur ces pages, et les pensées gentilles!

Estelle: :)
Je m'applique à la douce banalité des choses...

Delphine: j'ai beaucoup hésité avant d'écrire la dernière partie, je voulais le faire avec pudeur et délicatesse, ce que requiert hautement la situation. Du coup, des messages comme le tien me touche beaucoup, parce qu'on ne sait jamais à l'avance comment ce qu'on écrit sera perçu, qu'on ne veut surtout pas être intrusif et embêtant. Tout ça pour dire que tes mots ne sont pas dérisoires, ça non. Merci.

Anonyme: je suis traversée de sentiments et d'affects inédits, je suis complètement écrasée par tout ça. Merci pour votre message.

Cri: oui, tout est très nouveau pour moi, je suis un peu au radar aussi, c'est vrai, même si je reste super concentrée au travail. Je croise les doigts pour que tout se finisse bien, mais cela reste très hypothétique, et j'ai peur cent vingt fois par jour.

La Rimule: avec une amie, nous appelons juste cet épisode "Les tourteaux fromagers"

Les chéchés: merci, et plein de bises.




22 mars 2013 00:40  
Blogger Agnèslamexicaine said...

Des pensées Patoumi, et merci de ton écriture. Alors avec Maja (merci de clin d'oeil Marie!), je te recommande aussi de longs tours d'écharpe, un p'tit verre de vin, et du travail à s'en abasourdir...

22 mars 2013 19:49  
Blogger partisane said...

Merci, c'est toujours rien qu'un petit moment que je m'accorde juste à moi lorsque je prends le temps de vous lire. Un petit moment plein de sentiments. Au-delà des bras de nos proches, il y a le jour, puis la nuit, étoilée. De grands espaces à apprivoiser de notre solitude. (ma pensée de ce soir). Encore merci d'écrire et une pensée pour vous et ce moment terrible.

24 mars 2013 00:33  
Anonymous Anonyme said...

o Patoumi, je sais combien il est difficile de parler de sa tristesse. J'aurais bien voulu que cela n'arrive jamais. Et je suis peu douée pour trouver les mots qui consolent, ceux qui font du bien. Ca fait quelques jours que je t'ai lu et j'ose écrire seulement aujourd'hui. Je vis un peu cela en meme temps que toi avec ma maman. Les caresses sur les égratignures se sentent bien plus, a ecrit je crois s.plath, alors juste cela, et plein de voeux de meilleure santé pour ton papa.
Elle

24 mars 2013 18:21  
Anonymous Anonyme said...

La délicatesse de ta maman qui continue à chercher les bonnes choses dans de pareils moments, ça s'appelle avancer dignement et c'est beau...
Je me languissais de tes billets, te revoilà avec la vie sous le bras.
Courage
Paola

24 mars 2013 23:40  
Blogger patoumi said...

Agnès: je travaille beaucoup, c'est vrai. Je n'arrive à rien d'autre. Merci pour les gentils conseils!

Partisane: oui c'est terrible, je voudrais tant et tant que les choses s'apaisent et je me sens complètement impuissante et débordée.

Elle: merci pour les bons voeux! Les caresses sur les égratignures m'émeuvent tant...

Paola: la vie sous le bras ferait un super titre de billet! Je garde courage, et espoir. Merci Paola!

25 mars 2013 00:32  
Anonymous Madeliaf said...

Je t'embrasse très fort et te souhaite, de tout mon coeur, bon courage (désolée pour la familiarité).

Connaissant malheureusement cette angoisse, je me dis qu'il n'y a pas grand-chose d'autre à dire ou à faire qu'un immense câlin, virtuel certes mais sincère.

Cela va peut-être te paraître vain et futile en une telle période, mais en te lisant, on ne peut s'empêcher de penser que quoi qu'il arrive, si tu continues à écrire, tout ira bien. Ton écriture est guérisseuse.

Toutes mes pensées les plus douces et encourageantes à toi, ton papa et ta famille. Je croise les doigts.

25 mars 2013 06:32  
Blogger le point et la ligne said...

Chère Patoumie,
Je me garderais de commenter sur la deuxième moitié de ce billet, poignante, sinon pour vous souhaiter le plus grand courage, et garder en effet la vie sous le bras.
Quant à Princesse Rachel, eh bien c'est une nouvelle icône qu'on peut rayer de la liste, ça débarrasse!
Pour terminer sur des considérations triviales, j'ai quitté Rennes il y a peu sans jamais avoir mis les pieds au Tire-Bouchon et là j'ai comme l'impression d'avoir raté ma vie (j'exagère bien sûr , c'est juste pour vous faire sourire).
Ne perdez pas de vue les choses qui font du bien.

29 mars 2013 16:55  
Anonymous Marie said...

Quelques pensées, de la douceur... pour traverser ces journées interminables...

2 avril 2013 11:10  
Blogger misa said...

De douces pensées pour t'accompagner en espérant que le printemps apporte soleil et réconfort.

Quant à princesse Rachel, elle a raté une occasion de découvrir la belle personne que tu es, tant pis pour elle. Elle n'est que jolie, à la mode, mais au final sans réel intérêt.

2 avril 2013 20:03  
Anonymous patoumi said...

C'est le sursis. La vie est comme les bourgeons minuscules que je n'osais plus trop contempler. Je croise les doigts, et et j'attends.
Mon désir est timide mais j'ai quand même plein de choses à raconter. Bientôt, ou vite, avant qu'il ne s'échappe.

Madeliaf: merci pour ce petit mot, plein de chaleur, et très vrai pour l'écriture.

Le point et la ligne: j'ai souri, merci. Et j'ai suivi le conseil de la dernière ligne. Merci encore plus fort.

Marie: toujours là... Je suis émue...

Misa: elle est terriblement vaine, bouh. Mais tes pensées me vont droit au coeur, merci!

3 avril 2013 01:01  
Blogger Zenza said...

Dans la vie les choses dures qui font mal au coeur: et tu as des mots pour aller contre (et ce dimanche-là accessoirement - mais avec panache! - pour faire le portrait d'une Picoreuse que La Bruyère aurait sûrement aimé rencontrer!)

3 avril 2013 23:32  
Anonymous Anonyme said...

coucou patoumi, je pense à toi souvent ces derniers temps. Courage, quand la vie nous rattrape il faut être fort et courageux mais je sais aussi maintenant qu'après un temps plus ou moins long c'est selon on peut aller mieux, voire beaucoup mieux. Alors du courage pour ce prinemps qui ne vient pas et de l'espoir car il reviendra. bien à toi
atlante

6 avril 2013 16:11  
Anonymous Anonyme said...

Bonjour, je vous/tu lis depuis longtemps déjà, puisque ce blog et le précédent avaient accompagné ma préparation de l'internat, comme une échappatoire un peu fantasmée vers ce que pourrait être la vie après. Et la vie aujourd'hui ressemble pas mal aux fantasmes d'alors.
Je n'ai jamais laissé de mot ici, toujours perturbée par cette fausse proximité que crée l'interface des blogs et autres réseaux sociaux, l'impression de se connaître alors qu'en fait pas du tout, ces morceaux de vie privée dévoilés. Mais là, puisque l'heure est si douloureuse, puisque tu/vous traverse(z) cet instant que j'imagine si terrible où l'un des parents peut disparaître, avec tout ce que cela comporte de perte irrémédiable, je vous/t'adresse toutes mes pensées de soutien pour accompagner votre/ton père vers la guérison ou la fin, avec toute l'énergie et la rage de vivre que cela demande.

Bien à vous/toi.
Laure

(Rachel Khoo m'a toujours paru être une greluche insupportable ayant flairé le bon filon pour être tendance..)

6 avril 2013 17:37  
Anonymous Poppilita said...

coucou patoumi je pense bcp a toi. courage... et a tres vite on l'espere

7 avril 2013 13:41  
Anonymous Anonyme said...

Chère Patoumi,

J'ai découvert votre blog durant une période de vie similaire à ce que vous décrivez dans la seconde partie de votre post. Je l'ai lu de fond en comble, avec un intérêt grandissant, comme un roman que l'on ne veut surtout pas lâcher. Et surtout, j'y retrouvais la fraicheur, la douceur et la poésie qui manquaient cruellement à ma vie à ce moment-là. Je suis sincèrement désolée d'apprendre que vous vivez des heures difficiles. J'espère que de jours meilleurs vous attendent et vous souhaite de trouver réconfort et force partout où vous le pouvez, comme vous semblez savoir le faire si bien...

7 avril 2013 18:54  
Blogger Lathelize said...

Je t'envoie de la chaleur et du soleil pour t'aider à affronter ce quotidien. Pour un peu plus tard, tu peux lire les 2 livres de Joan Didion l'année de la pensée magique et Le bleu de la nuit, qui sont des réflexions lumineuses sur la disparition de ceux que nous aimons.

8 avril 2013 14:38  
Anonymous Anonyme said...

J'ai une grosse boule d'émotion en lisant ce message... c'est si personnel, si difficile à faire entendre, ce chagrin, ce silence, ces silences, cette attente... je suis tout près de toi Patoumi et je pense à toi, à vous... rennette

14 avril 2013 11:13  
Anonymous Hélène said...

Je ne savais même pas qui était Rachel Khoo... Oh Patoumi comme je pense à toi! Il n'y a pas de mot pour décrire ces moments là, et toi tu arrives à le faire, c'est si beau et si pudique, j'espère que tout va s'arranger très vite <3 mille bisous

19 avril 2013 15:43  
Anonymous Anonyme said...

Je t'embrasse.
J. M.

22 avril 2013 10:05  
Anonymous Anonyme said...

Un samedi avec un ciel bleu comme ça. J'ai pensé à toi et à ton parcours du marché qui m'avait paru si tentant n'en déplaise à certaines ;) comment vas-tu patoumi? je pense à toi atlante

4 mai 2013 19:33  
Anonymous confetti said...

Tu sais, je l'ai lu déjà dix fois, ce billet-là, mais les mots restent coincés sur mon clavier comme dans ma gorge. Je voudrais tant te dire. Je me contente de te serrer, très fort, de souffler sur ton thé, un peu.

7 mai 2013 12:50  
Blogger patoumi said...

Je réponds en retard mais je tenais à répondre quand même!

Isa: c'est vrai qu'à part les mots, je n'ai pas trop d'autres défenses...

Atlante: tout ce que tu dis est très vrai... Je crois les doigts, et j'essaie de ne pas perdre de vue ce qui compte, vraiment. Merci! (les journées ensoleillées ont parfois été un vrai supplice, j'apprends à les supporter)

Laure: merci, vraiment.
(Depuis, plein de gens m'ont dit "Non mais Rachel Khoo, je peux pas la sentir", il faut croire que j'étais vraiment très naïve... Pour l'anecdote, quelqu'un est arrivé sur le blog en tapant "Rachel Khoo est agaçante")

Rennette: moi j'ai aussi une grosse boule dans la poitrine en lisant ces mots gentils! C'est une période difficile!

Hélène: oui, j'espère que tout s'arrangera... Mille bisous aussi!

Confetti: merci pour ton voyage...

11 mai 2013 23:49  
Anonymous éva-mona said...

Intéressant de lire l'envers du décor - ta rencontre avec Rachel Khoo (dont j'avais d'ailleurs deviné le nom dès les premières lignes)... J'imagine ton excitation, mêlée d'appréhension et d'impatience ! Mais alors comme ça, "Rachel Khoo est agaçante" ? Moi non plus, je ne le savais pas, je suis sûrement très naïve aussi... ;)

25 mai 2013 22:59  

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